Un conte où il fait bon rire et s’amuser…
L’ami Hoche est un joyeux luron, toujours prêt à s’amuser, à se déguiser, à faire des blagues… Et qu’il soit sur le lieu du travail n’y change rien !
Ce qui est plutôt mal vu par son patron…et ses collègues sérieux !
Jusqu’au jour où ses inventions ludiques vont avoir des retombées inattendues…
L’ami Hoche était un animateur né. Depuis qu’il était tout petit, il organisait des jeux pour des groupes de personnes.
D’abord dans son école : il avait inventé toute une batterie de tours qui distrayaient les enfants de sa classe. L’ami Hoche était le bon camarade, celui avec qui on s’amusait bien. Il avait plein de copains, venus jouer avec lui.
Plus tard, il devint animateur de colonies de vacances. Cela tombait bien : il fallait occuper des enfants pendant leurs vacances, et il avait plein d’idées à leur proposer. Jeux d’imitation, devinettes, parties de cache-cache, chasses au trésor… Les petits ne s’ennuyaient pas et en redemandaient !
Devenu tout à fait grand, l’ami Hoche partit travailler, et là, ça commença à se corser. Malheureusement pour lui, il atterrit dans un métier sérieux où le rire et l’amusement n’étaient pas les bienvenus.
Un jour, il arriva à son travail déguisé en chauve-souris.
-« Ben quoi ? C’est bientôt Halloween ! Pourquoi me regardez-vous comme ça ? » demanda-t-il à ses collègues qui le contemplaient, l’air perplexe. Et il partit en faisant semblant de voler avec ses bras.
-« Il n’est pas fini, celui-là ! » commenta l’un.
-« Cinq ans d’âge mental ! » renchérit un autre.
-« Je me demande s’il va oser aller en réunion, vêtu ainsi… » dit un troisième.
Une autre fois, l’ami Hoche entreprit de faire des farces et attrapes à ses collègues. Il répartit des élastiques partout où c’était possible, en les tendant à leur maximum. Et le résultat ne se fit pas attendre !
-« Patatras ! Aïe ! Que se passe-t-il ? Mais quel est l’abruti qui a mis cet élastique par terre ? Nom d’une pipe, si je l’attrape ! »
Un peu plus loin :
-« Ouille ! La claque ! Cet élastique m’a sauté au visage ! C’est un scandale ! Je vais me plaindre au syndicat ! »
Et encore :
-« Tous mes tiroirs sont fermés, ainsi que mon armoire. Je ne comprends pas, impossible de les ouvrir… Tant pis, je ne peux pas travailler, je rentre chez moi ! »
Ca sentait le vinaigre ! L’ami Hoche prit son air le plus innocent qu’il pouvait. Discrètement, il retira les élastiques qui n’avaient pas encore sauté.
Ouf ! Pour cette fois, il était passé au travers. Mais, que le travail était ennuyeux, parmi ces gens sans humour et sans fantaisie… Faire comme eux ? Ah non merci ! Son pire cauchemar, c’était de leur ressembler !
L’ami Hoche décida de rester lui-même, et tant pis si ça ne plaisait pas. Le lendemain, il arriva au travail doté d’un tas de gadgets qu’il présenta comme « outils d’amélioration du travail ».
-« Tiens tiens… » se dit le patron, « voyons voir un peu ce que nous propose cet énergumène ! Jusqu’à présent, il n’a pas brillé par ses qualités managériales, mais peut-être qu’il a décidé de s’améliorer… »
L’ami Hoche commença par montrer un stylo parlant.
-« Alors voilà, quand vous commencez à écrire, ce crayon s’évertue à vous relire et corriger vos fautes… » expliqua-t-il.
-« Waouh, pas mal ! Moi qui suis nul en orthographe… » se réjouit l’un.
-« Et connaît-il tous les temps de conjugaison, y compris le plus que parfait ? » questionna un autre.
-« Tous, sans exception » confirma l’ami Hoche.
Tout le monde applaudit, y compris le patron qui se dit qu’enfin, il allait avoir des courriers sans fautes…
Puis, il montra le réveil agenda. Celui-ci enregistrait les heures de rendez-vous, et le moment venu, sonnait pour se rappeler au souvenir de son propriétaire. Pour cela, un oiseau sortait de l’écran, sifflait un coup, et annonçait le motif du rendez-vous.
-« Patron ! » dit-il en démonstration, ce qui lui valut des sifflets d’admiration.
-« A table ! » dit-il encore.
Certes, c’était moins important comme message, mais cela était utile, malgré tout.
L’ami Hoche s’apprêtait à l’éteindre, quand le volatile le prit de vitesse et siffla encore un coup :
-« Sieste ! », suivi de « 22, 22 ! »
-« Mais qu’est-ce que c’est que cette dérive ? « fulmina le patron.
-« Désolé, m’sieur, il n’est pas encore tout à fait au point, je dois revoir les réglages… » tenta d’expliquer vainement l’ami Hoche.
Mais le doigt du patron, tout rouge, pointait la porte de sortie, de manière autoritaire. Dommage, l’ami Hoche remballa son matériel et fila vers la sortie. Sur le pas de la porte, le réveil sonna à nouveau et l’oiseau lança langoureusement :
-« We loved you ! »
Alors, enfin, quelques rires fusèrent, puis de grands éclats, et même le patron se laissa gagner par l’allégresse générale.
Finalement, le management par le rire, avait du bon. L’ami Hoche fut réintégré et reçut même une promotion qui l’encouragea à poursuivre dans sa voie de l’amélioration du travail.
L’ami Hoche est un joyeux luron, toujours prêt à s’amuser, à se déguiser, à faire des blagues… Et qu’il soit sur le lieu du travail n’y change rien !
Ce qui est plutôt mal vu par son patron…et ses collègues sérieux !
Jusqu’au jour où ses inventions ludiques vont avoir des retombées inattendues…
L’ami Hoche était un animateur né. Depuis qu’il était tout petit, il organisait des jeux pour des groupes de personnes.
D’abord dans son école : il avait inventé toute une batterie de tours qui distrayaient les enfants de sa classe. L’ami Hoche était le bon camarade, celui avec qui on s’amusait bien. Il avait plein de copains, venus jouer avec lui.
Plus tard, il devint animateur de colonies de vacances. Cela tombait bien : il fallait occuper des enfants pendant leurs vacances, et il avait plein d’idées à leur proposer. Jeux d’imitation, devinettes, parties de cache-cache, chasses au trésor… Les petits ne s’ennuyaient pas et en redemandaient !
Devenu tout à fait grand, l’ami Hoche partit travailler, et là, ça commença à se corser. Malheureusement pour lui, il atterrit dans un métier sérieux où le rire et l’amusement n’étaient pas les bienvenus.
Un jour, il arriva à son travail déguisé en chauve-souris.
-« Ben quoi ? C’est bientôt Halloween ! Pourquoi me regardez-vous comme ça ? » demanda-t-il à ses collègues qui le contemplaient, l’air perplexe. Et il partit en faisant semblant de voler avec ses bras.
-« Il n’est pas fini, celui-là ! » commenta l’un.
-« Cinq ans d’âge mental ! » renchérit un autre.
-« Je me demande s’il va oser aller en réunion, vêtu ainsi… » dit un troisième.
Une autre fois, l’ami Hoche entreprit de faire des farces et attrapes à ses collègues. Il répartit des élastiques partout où c’était possible, en les tendant à leur maximum. Et le résultat ne se fit pas attendre !
-« Patatras ! Aïe ! Que se passe-t-il ? Mais quel est l’abruti qui a mis cet élastique par terre ? Nom d’une pipe, si je l’attrape ! »
Un peu plus loin :
-« Ouille ! La claque ! Cet élastique m’a sauté au visage ! C’est un scandale ! Je vais me plaindre au syndicat ! »
Et encore :
-« Tous mes tiroirs sont fermés, ainsi que mon armoire. Je ne comprends pas, impossible de les ouvrir… Tant pis, je ne peux pas travailler, je rentre chez moi ! »
Ca sentait le vinaigre ! L’ami Hoche prit son air le plus innocent qu’il pouvait. Discrètement, il retira les élastiques qui n’avaient pas encore sauté.
Ouf ! Pour cette fois, il était passé au travers. Mais, que le travail était ennuyeux, parmi ces gens sans humour et sans fantaisie… Faire comme eux ? Ah non merci ! Son pire cauchemar, c’était de leur ressembler !
L’ami Hoche décida de rester lui-même, et tant pis si ça ne plaisait pas. Le lendemain, il arriva au travail doté d’un tas de gadgets qu’il présenta comme « outils d’amélioration du travail ».
-« Tiens tiens… » se dit le patron, « voyons voir un peu ce que nous propose cet énergumène ! Jusqu’à présent, il n’a pas brillé par ses qualités managériales, mais peut-être qu’il a décidé de s’améliorer… »
L’ami Hoche commença par montrer un stylo parlant.
-« Alors voilà, quand vous commencez à écrire, ce crayon s’évertue à vous relire et corriger vos fautes… » expliqua-t-il.
-« Waouh, pas mal ! Moi qui suis nul en orthographe… » se réjouit l’un.
-« Et connaît-il tous les temps de conjugaison, y compris le plus que parfait ? » questionna un autre.
-« Tous, sans exception » confirma l’ami Hoche.
Tout le monde applaudit, y compris le patron qui se dit qu’enfin, il allait avoir des courriers sans fautes…
Puis, il montra le réveil agenda. Celui-ci enregistrait les heures de rendez-vous, et le moment venu, sonnait pour se rappeler au souvenir de son propriétaire. Pour cela, un oiseau sortait de l’écran, sifflait un coup, et annonçait le motif du rendez-vous.
-« Patron ! » dit-il en démonstration, ce qui lui valut des sifflets d’admiration.
-« A table ! » dit-il encore.
Certes, c’était moins important comme message, mais cela était utile, malgré tout.
L’ami Hoche s’apprêtait à l’éteindre, quand le volatile le prit de vitesse et siffla encore un coup :
-« Sieste ! », suivi de « 22, 22 ! »
-« Mais qu’est-ce que c’est que cette dérive ? « fulmina le patron.
-« Désolé, m’sieur, il n’est pas encore tout à fait au point, je dois revoir les réglages… » tenta d’expliquer vainement l’ami Hoche.
Mais le doigt du patron, tout rouge, pointait la porte de sortie, de manière autoritaire. Dommage, l’ami Hoche remballa son matériel et fila vers la sortie. Sur le pas de la porte, le réveil sonna à nouveau et l’oiseau lança langoureusement :
-« We loved you ! »
Alors, enfin, quelques rires fusèrent, puis de grands éclats, et même le patron se laissa gagner par l’allégresse générale.
Finalement, le management par le rire, avait du bon. L’ami Hoche fut réintégré et reçut même une promotion qui l’encouragea à poursuivre dans sa voie de l’amélioration du travail.
Valérie Bonenfant

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