Emile Zola
(1840 - 1902)
Ecrivain naturaliste et essayiste français. Emile Zola n'a que sept ans quand
meurt son père, ingénieur vénitien. Il vit alors dans la pauvreté. Après avoir
abandonné ses études scientifiques, il devient, de 1862 à 1866, chef de
publicité à la librairie Hachette, ce qui lui permet de connaître les plus
grands auteurs de l'époque. Emile Zola publie son premier ouvrage, "Contes à
Ninon" à l'âge de vingt-quatre ans et fréquente les républicains. Puis il se
lance dans une carrière de journaliste engagé. Dans ses critiques littéraires,
il prône une littérature "d'analyse" s'inspirant des méthodes scientifiques. Son
premier succès, le roman "Thérèse Raquin", lui vaut de nombreuses critiques de
la part de la presse.
Influencé par les études de Prosper Lucas et de
Charles Letourneau sur l'hérédité et la psychologie des passions, Emile Zola
entreprend une immense œuvre naturaliste, "Les Rougon-Macquart, histoire
naturelle et sociale d'une famille sous le second empire", une saga constituée
de romans réalistes et "scientifiques". Ce projet l'occupera pendant un quart de
siècle. Chacune des œuvres des "Rougon-Macquart", préparée par une enquête
détaillée, montre l'affrontement des forces naturelles, soumises aux
circonstances et à l'environnement social, qui gouvernent le destin des
personnages. Et ceci quel que soit leur milieu d'origine : Paris populaire,
courtisanes, capitalisme, mineurs, paysans… C'est le septième roman de la série,
"L'assommoir" (1877), chef d'œuvre du roman noir qui lui apporte la célébrité.
Dans "Germinal" (1885), il dépeint le déterminisme économique comme la fatalité
moderne.
Membre de la Libre Pensée, athée et scientiste, Zola s'attaque
avec vigueur, dans "La Faute de l'abbé Mouret" (1875), au catholicisme et au
célibat des prêtres qui transforme le désir naturel en haine des femmes ou en un
mysticisme pouvant conduire à la folie.
Avec toute son ardeur
combattante et le poids de sa notoriété, il s'engage dans l'affaire Dreyfus en
publiant son célèbre "J'accuse" dans le journal "L'Aurore" du 13 janvier 1898.
Le procès qui s'en suit l'oblige à s'exiler pendant un an.
A l'issue des
"Les Rougon-Macquart", Zola veut montrer qu'il ne sait pas uniquement peindre
les tares de la société. Séduit par les idées socialistes, il souhaite proposer
des remèdes sous la forme d'une vision prophétique du devenir de l'homme dans
ses "Quatre Evangiles : "Fécondité", "Travail", "Vérité". Le quatrième,
"Justice", vient d'être commencé, lorsqu'il meurt "accidentellement" asphyxié
dans son appartement.
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