mardi 24 janvier 2012

La Tunisie empêche les Lions de l’Atlas de rugir

Casablanca.- La Tunisie a créé une énorme surprise lors de l’édition 2012 de la Coupe d’Afrique des nations en battant le Maroc par deux buts à un. Les Lions de l’Atlas, qui étaient favoris de la compétition, ont donc chuté face à la Tunisie. Ce n’est pas la première fois.
La Tunisie avait battu le Maroc en finale de la CAN-2004. Et en 2006, elle s’était qualifiée pour le Mondial 2006 aux dépens du Maroc.
Les hommes de Sami Trabelsi, qui semblent de ne pas avoir trop soufferts de la révolution dans leur pays, ont marqué par Korbi sur coup-franc à la 34e minute, puis ont remis ça à la 75e minute avec un but de Youssef Msekni.
Le Marocain Houssine Kharja a juste eu le temps de sauver l’honneur à la 86e minute.
Maintenant, la Tunisie est en situation idéale pour la suite du tournoi avec trois points au compteur et alors qu’il lui reste à jouer contre deux équipes considérées comme les plus faibles du groupe C.
Le Maroc, par contre, venu en conquérant, n’a plus le droit à l’erreur notamment face au Gabon, le pays hôte qui a battu le Niger (2-0) un peu plus tôt dans la soirée.

Le Maroc



Le Maroc, qui dispose d'importants atouts naturels et d'un patrimoine culturel riche et diversifié, a érigé le tourisme en priorité économique nationale et a mis en place une stratégie de développement volontariste susceptible d'impulser l'économie du pays, notamment par le lancement de plusieurs projets d'envergure dans le domaine des infrastructures hôtelières.




Lancée depuis 2001, cette stratégie, dite vision 2010, ambitionne d'atteindre 10 millions de touristes, dont 7 millions d'étrangers et porter la contribution du secteur au PIB à 20 % à l'horizon 2010. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs actions ont été entreprises dans plusieurs domaines, dont le renforcement de la capacité d'accueil du pays par le lancement notamment d'un programme visant la réalisation de six nouvelles stations balnéaires (plan azur), d'une capacité d'hébergement globale de 110.000 lits.Les stations de Mogador (Essaouira), Lixus (Larache), Mazagan (El Jadida), Saïdia, Taghazout (Agadir) et Plage Blanche (Guelmim), qui ont été toutes cédées à des aménageurs, nécessiteront un investissement global de 50 milliards de dirhams, qui générera 35.000 emplois directs et 175.000 indirects. C'est dire l'importance de ce chantier d'envergure qui sera réalisé sur un patrimoine foncier d'environ 3.000 ha. Sur le terrain, les travaux avancent et les premiers lits du plan Azur seront livrés dès l'année en cours sur la station de Saïdia (713 ha), qui verra l'ouverture de son premier hôtel d'une capacité d'environ 5.000 lits, un parcours de golf, une marina et une zone commerciale. Le projet de la station de Saïdia, d'un coût global de 12 milliards de dirhams, permet la création de 8.000 emplois directs et 40.000 indirects. Les autres stations verront l'ouverture de leurs premières unités hôtelières en 2009 à l'exception de celle de la Plage Blanche qui inaugurera son premier établissement hôtelier en 2012. Erigée sur 615 ha, la station de Taghazout, d'une capacité totale de 21.000 lits, nécessitera un investissement de 20 milliards de dirhams et permettra la création de 8.000 emplois directs et 40.000 indirects, alors que celles de Mazagan (504 ha) et de Mogador, leurs capacités respectives s'élèvent à 7.576 lits pour un investissement de 6,3 milliards de dirhams et 10.600 lits pour 5,6 milliards de dirhams. Les deux autres stations Lixus et Plage Blanche seront réalisées sur 461 ha et 632 ha.Outre le plan Azur, le Maroc a lancé d'autres projets d'aménagement de zones touristiques. Il s'agit de ceux d'Aguedal à Marrakech et Ghandouri à Tanger, dont le développement est assuré par la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Ces projets sont à un stade avancé, l'aménagement de la zone de l'Aguedal est achevé, la commercialisation des lots, viabilisés par CDG, est quasi finalisée et les travaux de construction de certaines unités hôtelières ont démarré, alors que la viabilisation de la zone de Ghandouri a été entamée et l'opération d'attribution des lots est actuellement en cours.Parallèlement à cette création de zones et stations touristiques, nouvelle génération, le département du Tourisme a entamé également d'autres actions notamment dans le domaine de la formation, de la promotion, de l'aérien avec l'open sky et de l'amélioration des destinations existantes telles que Fès, Casablanca, Agadir, Tanger, Tétouan, etc. Ce dernier chantier passe nécessairement par des Programmes de développement régionaux et touristiques (PDRT), qui définissent les objectifs assignés à chaque destination touristique (nuitées, arrivées, capacité, clientèle à cibler, etc.), les besoins en matière d'investissements stratégiques publics et privés nécessaires et les ressources humaines nécessaires à la mise en œuvre de ce programme.Les destinations dont les PDRT ont été signées sont Fès, Casablanca et Agadir. Le processus d'établissement des PDRT de Tanger, Tétouan, Ouarzazat-Zagora, Meknès-Tafilalet est déjà lancé, selon le département du Tourisme. C'est dans le cadre de toute cette stratégie volontariste et ambitieuse que S.M. le Roi Mohammed VI a donné, jeudi à Marrakech, le coup d'envoi de l'aménagement et du développement de plusieurs projets touristiques de grande envergure, d'un investissement global de près de 30 milliards de DH, et s'est enquis de la réalisation d'autres projets dans le même secteur.Les retombées bénéfiques de cette dynamique, qui procède de l'intérêt particulier qu'accorde le Souverain au secteur du tourisme, commencent à se faire sentir. Le Maroc a en effet accueilli en 2007 quelque 7,45 millions de touristes, en hausse de 13 % par rapport à 2006, générant quelque 59 milliards de dirhams de recettes (+12 %). La même tendance à la hausse a été enregistrée au niveau des établissements d'hébergement touristique classés du Royaume, qui ont atteint 16,9 millions en 2007, un chiffre en hausse de 3 % par rapport à l'année 2006.Les recettes touristiques ont dépassé, pour la première fois, les envois de fonds des Marocains résidant à l'étranger (environ 55 milliards en 2007), avec qui elles représentent une part importante de la balance des paiements, assurant au Maroc une entrée en devise substantielle qui lui permet de faire face au déficit chronique qui affecte la balance commerciale.

photo lions d'atlas





















hhhh mana3raf kayamchiw lions o ywaliw ..............

Les enfants ou les adolescents et les vêtements




· Donner un quart d’heure aux élèves pour réfléchir (quelques minutes de réflexion
silencieuse) puis rédiger un texte d’une page sur le thème : « Qu’est-ce qui est important, pour
toi dans le choix d’un vêtement ? Qu’est-ce qui fait que tu aimes tel ou tel vêtement et qu’estce
qui fait que tu ne l’aimes pas ? »
· Encouragez les élèves pour qu’ils acceptent de lire leur texte à toute la classe en
demandant aux autres d’écouter attentivement, de ne pas réagir en se moquant ou en
exprimant un désaccord. Demandez aussi aux élèves d’être attentif à la différence d’approche
entre les garçons et les filles.
· A la fin de cette première séance vous demandez à ceux qui le veulent d’exprimer une
appréciation globale sur ce qu’ils ont entendu et de dire s’ils se sentent confortés dans le texte
qu’ils ont eux-mêmes écrit ou s’ils ont changé d’avis.
· Vous ramassez tous les textes qui vous serviront lors des séances suivantes.
· Vous leur demandez de chercher pour la prochaine séance une ou plusieurs citations,
proverbes ou dictons en lien avec le vêtement. Vous leur expliquez que les proverbes sont des
métaphores qui expriment un conseil, une sagesse, une vérité de bon sens devenus d’usage
commun, populaire. Les dictons sont des sentences populaires porteuses de savoirs issus de
l’expérience de nos ancêtres. On peut dire que les proverbes et les dictons apportent une
sagesse des temps passés aux générations d’aujourd’hui.
Vous les invitez très expressément à interroger leurs parents ou leurs grands-parents pour
trouver de tels proverbes. Pour les enfants issus de l’immigration vous pouvez ainsi caresser
l’espoir d’enrichir votre propre collection.




Des citations et des proverbes sur le vêtement
· Demandez aux élèves de proposer les proverbes qu’ils ont trouvés.
· Distribuez aux élèves une photocopie de l’annexe n°2 qui leur donne une liste de citations,
de dictons et de proverbes. Vous leur laissez le temps de les lire.
· Vous relisez les sentences de la liste avec eux et, pour chacune d’elles, vous leur
demandez : « Quelles leçons de vie cette phrase propose-t-elle ? » Vous pouvez noter au
tableau ce qui est trouvé, par exemple :
- On ne peut pas juger seulement sur l’apparence
- Si quelqu’un est mal habillé, on ne voit pas ses qualités
- Si quelqu’un est trop bien habillé, on ne devine pas ses défauts
- On n’a pas le même comportement suivant la manière dont on est habillé.
- On a peur d’être jugé par les autres, etc.
· Vous leur distribuez ensuite les compositions écrites de la séance précédente (il n’est pas
nécessaire de donner aux élèves leur propre copie. Faites une distribution au hasard.) Vous
faites des commentaires utiles pour améliorer l’orthographe et la grammaire. Puis vous leur
demandez de lire le texte qu’ils ont, d’apporter les corrections, (en rouge) aux erreurs
d’orthographe et de grammaire qu’ils détectent grâce en particulier à vos explications. Enfin
vous leur demandez, en guise de commentaire sur la rédaction, d’écrire en rouge un ou deux
proverbes (dictons ou citations) choisis dans la liste que vous leur avez distribuée.
· Vous ramassez à nouveau les copies.




Un échange à partir du conte « Le banquet et le burnous »




· Vous distribuez une photocopie de l’annexe 2 qui contient le conte « le banquet et le
burnous »
· Vous demandez aux élèves de le lire.
· Un échange avec eux doit permettre de bien comprendre les leçons de cette histoire.
· Vous demandez aux élèves de se mettre en groupes de quatre. Chaque groupe doit
travailler pendant 10 à 15 minutes pour réaliser une présentation scénique de cette histoire.
Puis vous demandez aux groupes de jouer leur saynète devant les autres. Vous faites un bref
commentaire après chaque saynète pour remercier, valoriser et corriger le jeu des acteurs.
· Pour terminer la séance, vous animez un débat général en invitant les élèves à dire s’ils
ont déjà vécu ou s’ils ont déjà été témoins d’événements semblables. Par exemple :
- Avez-vous déjà connu des situations où le comportement de quelqu’un avait
changé suivant que vous étiez bien habillés ou non ?
- Qu’avez-vous ressenti dans l’une et l’autre de ces situations ?
- Quelle a été votre réaction ?
- Avez-vous des ami/ies qui un jour ont complètement changé de « look » ?
- Qu’avez-vous alors ressenti ?
- Comment avez-vous réagi ?




La dépendance vis-à-vis des « marques »




· Lire le témoignage « Les profs, ils nous prennent la tête ! », extrait du livre de Daniel
Pennac, Chagrin d’école et que vous trouvez en annexe 3.
· Laissez réagir les élèves spontanément.
- Quelles leçons de vie pouvez-vous tirer de ce texte ?
- Connaissez-vous des enfants qui veulent avoir absolument « de la marque »
et qui « font le siège » de leurs parents jusqu’à ce qu’ils obtiennent
satisfaction ?
- Quelles sont vos exigences, quant aux habits et aux chaussures que vous
achetez ou que vos parents veulent vous acheter ?
- Dans l’achat de vos vêtements ou de vos chaussures, comment conciliezvous
vos goûts avec les prix parfois élevés pour les satisfaire ?
- Etc.
· Sur ce thème, vous pouvez également utiliser une BD extraite de l’album n°6 de la série
Les profs de Pica et Erroc, Bamboo édition, 2004, p. 36




Soigner son look




Il est possible de faire un travail de réflexion avec les élèves à partir de photocopies de
l’annexe 4, extrait de l’album Champion du monde de politesse, p.22-23 (Cf. Références)




Citations et proverbes







La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode ou, du moins,
propres et sans raccommodages, que d'avoir la conscience nette.
(Henry David Thoreau - Extrait de Walden ou la vie dans les bois )
Ceux qui font de leurs vêtements l'essentiel de leur personnalité finissent en général par
ne valoir guère mieux qu'eux.
(William Hazlitt - Critique anglais, né en 1778 et mort en 1830)
Ni la rusticité de l'apparence, ni l'inélégance du langage, ni la pauvreté des vêtements ne
peuvent ternir la beauté des âmes.
(Zhang Xianliang – Ecrivain chinois né en 1936 - Extrait de Mimosa)
Quand on change de vêtement, on change de comportement.
(Frederic Monneyron - Extrait du journal Libération - 1er Septembre 2001)
Mange ce qui te plaît et revêt le vêtement qui plaît aux gens. (Dicton arabe)
Habit râpé, crédit rogné (Proverbe italien)
Un vêtement élégant est une bonne lettre d’introduction (Proverbe hollandais)
Dans l’homme que l’on connaît, on respecte la vertu ; dans l’homme qu’on ne connaît
pas, on regarde l’habit (Proverbe chinois)
L’habit ne fait pas le moine (Proverbe français)
Un habit déchiré ne va pas avec des boutons d’or (Proverbe turc)
Parfois sous un vilain feuillage est caché un beau fruit (Proverbe italien)
Sous pauvre casaque peut se trouver un gaillard (Proverbe espagnol)
Un singe vêtu de pourpre est toujours un singe (Proverbe grec)
Le prix du chapeau n’est pas en rapport avec la cervelle qu’il coiffe (Proverbe
américain)
Coûteux vêtement montre pauvreté d’esprit (Proverbe latin)
Ne regarde ni la monture ni le vêtement, regarde le coeur (Dicton turc)
Ne regarde pas la blancheur du turban, peut-être le savon était pris à crédit. (Dicton
turc)
S’il y avait de la sagesse derrière toute barbe, toutes les chèvres seraient prophètes
(Proverbe arménien)
Porter lunettes ne veut pas dire savoir lire (Proverbe créole).










Un conte, Le banquet et le burnous




- Vite ! Tu vas être en retard pour le banquet de Khalid ! Plusieurs personnes ont
donné ce conseil à Nasreddin Hodja comme il rentrait chez lui, après avoir
travaillé dans son vignoble.
- Ils ont raison, a admis Nasreddin Hodja, ajoutant :
- Je serai en retard pour le dîner, à moins que je n'y aille maintenant – tel que je suis.
Il a redirigé son âne vers la maison de Khalid. Arrivé là, il l'attacha à un pieu dans
la cour de Khalid. Toujours sûr d'être le bienvenu, il a distribué sourires et
plaisanteries à droite et à gauche. Il était tellement content qu'il n'a pas remarqué
que personne ne l'écoutait ! Bien plus étrange encore, quand le potage fut servi,
Khalid conduisit les autres hommes à table, ne prêtant aucune attention à
Nasreddin Hodja.
- Oh Khalid Effendi ! Dit gaiement Nasreddin Hodja. J'ai constaté une excellente
récolte dans votre vignoble.
Occupé avec des invités mieux habillés, Khalil semblait ne pas avoir entendu.
Nasreddin Hodja regarda attentivement les invités. Chaque homme portait ses
vêtements les plus beaux. Alors Nasreddin Hodja regarda ses propres mains,
durcies par le travail dans le vignoble. Il regarda ses propres vêtements rapiécés.
Tranquillement, il s'esquiva, détacha son âne et rejoignit sa maison.
- De l'eau chaude et du savon, ordonna t-il à sa femme. Mes nouvelles chaussures !
Mon turban le plus beau ! Mon beau burnous blanc ! Ajouta t-il.
Nasreddin Hodja était devenu un homme nouveau, que sa femme admirait, ne
l'ayant pas vu, depuis des années, aussi bien paré. Arrivant à la maison de Khalid,
un domestique le salua et le conduisit dans la pièce du banquet. Khalid l'escorta à
la meilleure place. Il fut bien servi et tous les hommes lui souriaient et ne prêtaient
attention qu'à lui. Au moment le plus propice, Nasreddin Hodja prit le morceau de
viande le meilleur et, au lieu de le porter à sa bouche, ouvrant son burnous, il plaça
la viande dans une poche intérieure.
- Mange, burnous, mange ! Dit Nasreddin Hodja, qui fit suivre la viande par une
poignée de pilaf, un morceau de fromage et une figue.
- Mange, burnous, mange ! Répétait Nasreddin Hodja à chaque bouchée introduite
dans la poche intérieure du burnous.
Les invités se sont arrêtés de manger pour regarder Nasreddin Hodja alimentant
son burnous.
- Dites-moi, Nasreddin Hodja Effendi, lui dit Khalid, que signifie cette façon de
parler à votre burnous et de lui donner à manger.
- Quand je suis entré ici avec mes vieux habits, il n'y avait pas de place pour moi à
cette table. Mais quand je suis revenu, paré de nouveaux habits, rien n'était trop beau
pour moi. Cela montre que c'était le burnous, et non pas moi, que vous avez invité à
votre banquet.




Les profs, ils nous prennent la tête







- Les profs, ils nous prennent la tête
- Comment ça, les profs vous prennent la tête ?
- Ils prennent la tête, c'est tout ! Avec leurs trucs qui servent à rien !
- Par exemple, quel truc qui ne sert à rien ?
- Tout, quoi ! Les... matières ! C'est pas la vie
- Comment t'appelles-tu ?
- Maximilien.
- Eh bien tu te trompes, Maximilien, les profs ne te prennent pas la tête, ils essayent de
te la rendre. Parce que ta tête, elle est déjà prise.
- Elle est prise, ma tête ?
- Qu'est-ce que tu portes à tes pieds ?
- À mes pieds ? J'ai mes N, m'sieur ! (Ici le nom de la marque.)
- Tes quoi ?
- Mes N, j'ai mes N !
- Et qu'est-ce que c'est, tes N ?
- Comment ça, qu'est-ce que c'est ? C'est mes N
- Comme objet, je veux dire, qu'est-ce que c'est comme objet ?
- C'est mes N
Et, comme il ne s'agissait pas d'humilier Maximilien, c'est aux autres que j'ai, une
nouvelle fois, posé la question :
- Qu'est-ce que Maximilien porte à ses pieds ?
Il y eut des échanges de regards, un silence embarrassé ; nous venions de passer une
bonne heure ensemble, nous avions discuté, réfléchi, plaisanté, beaucoup ri, ils auraient bien
voulu m'aider, mais il fallut en convenir, Maximilien avait raison
- C'est ses N, m'sieur.
- D'accord, j'ai bien vu, oui, ce sont des N, mais comme objet, qu'est-ce que c'est
comme objet ? Silence.
Puis, une fille, soudain :
- Ah ! Oui, comme objet ! Ben, c'est des baskets
- C'est ça. Et un nom plus général que « baskets » pour désigner ce genre d'objets, tu
aurais ?
- Des... chaussures ?
- Voilà, ce sont des baskets, des chaussures, des pompes, des groles, des godasses, des
tatanes, tout ce que vous voulez, mais pas des N ! N, c'est leur marque et la marque
n'est pas l'objet
Question de leur professeur :
- L'objet sert à marcher, la marque sert à quoi ? Une fusée éclairante au fond de la
classe :
- À s'la péter, m'dame
Rigolade générale.
La professeure :
- À faire le prétentieux, oui.
Nouvelle question de leur prof, qui désigne le pull-over d'un autre garçon.




- Et toi, Samir, qu'est-ce que tu portes, là ?
Même réponse instantanée
- C'est mon L, m'dame !
Ici, j'ai mimé une agonie atroce, comme si Samir venait de m'empoisonner et que je
mourais en direct devant eux, quand une autre voix s'est écriée en riant :
- Non, non, c'est un pull ! Ça va, m'sieur, restez avec nous, c'est un pull, son L, c'est un
pull
Résurrection :
- Oui, c'est son pull-over, et même si « pull-over » est un mot d'origine anglaise, c'est
toujours mieux qu'une marque ! Ma mère aurait dit : son chandail, et ma grand-mère :
son tricot, vieux mot, « tricot », mais toujours mieux qu'une marque, parce que ce
sont les marques, Maximilien, qui vous prennent la tête, pas les profs ! Elles vous
prennent la tête, vos marques : C'est mes N, c'est mon L, c'est ma T, c'est mon X, c'est
mes Y ! Elles vous prennent votre tête, elles vous prennent votre argent, elles vous
prennent vos mots, et elles vous prennent votre corps aussi, comme un uniforme, elles
font de vous des publicités vivantes, comme les mannequins en plastique des
magasins !
Ici, je leur raconte que dans mon enfance il y avait des hommes-sandwichs et que je
me rappelais encore l'un d'eux, sur le trottoir, en face de chez moi, un vieux monsieur sanglé
entre deux pancartes qui vantaient une marque de moutarde :
- Les marques font la même chose avec vous.
Maximilien, pas si bête :
- Sauf que nous, elles nous payent pas (Intervention d'une fille) :
- C'est pas vrai, à la porte des lycées, en ville, ils prennent des petits caïds, des
frimeurs en chef, ils les sapent gratos pour qu'ils se la pètent en classe. La
marque fait kiffer leurs potes et ça fait vendre.
Maximilien :
- Super !
Leur professeur :
- Tu trouves ? Moi je trouve qu'elles coûtent très cher, vos marques, mais qu'elles
valent beaucoup moins que vous.
Suivit une discussion approfondie sur les notions de coût et de valeur, pas les
valeurs vénales, les autres, les fameuses valeurs, celles dont ils sont réputés avoir perdu le
sens...
- Et nous nous sommes séparés sur une petite manif verbale : « Li-bé-rez les mots ! - Libé-
rez les mots ! », jusqu'à ce que tous leurs objets familiers, chaussures, sacs à
dos, stylos, pull-overs, anoraks, baladeurs, casquettes, téléphones, lunettes, aient
perdu leurs marques pour retrouver leur nom.
(extrait du livre de Daniel Pennac, Chagrin d’école, éd. Gallimard, 2007, p.228-232)



le bain de bébé est une source d'hygiène indispensable



Chaque jour, le bain de bébé est une source d'hygiène indispensable. Mais c'est aussi un moment privilégié de détente et d’intense complicité avec votre bébé. Plaisir du bain, produits de soin, voici tous les conseils pratiques pour un bain réussi.

Source de bien-être
Véritable moment de tendresse, le bain doit être pour bébé une source de plaisir incontestée. Il doit s’y sentir manifestement heureux et dans son élément sans que ni vous ni lui ne ressente une quelconque appréhension. Pour commencer, les baignades sont courtes puis se rallongent au gré de l’habitude et des éclats de rire.



Outre le plaisir du clapotis de l’eau sur sa peau, bébé en fait souvent un moment d’intense communication et de jeu, qui lui permet de s'épanouir et d'apprendre à découvrir son corps.
Idéal sur le plan de l’hygiène, le bain est aussi préconisé pour faciliter la détente et retrouver le calme après une journée mouvementée. Il permet à bébé de se relaxer et l'aide à s'endormir paisiblement.
Ces moments d’intimité nécessitent néanmoins quelques mesures de sécurité. Vous devez vous montrer totalement disponible et au calme, sans oublier de préparer au préalable tout le matériel nécessaire (matelas à langer, change, serviette et produits de toilette) pour tout avoir à portée de main. Vérifiez attentivement la température de l'eau (tiède, entre 32° et 36°C) et aussi celle de la pièce (20-22°C) Et surtout, ne laissez jamais bébé seul dans son bain - même quelques instants - pour éviter tous risques d’accidents.
Concentré de douceur
Rien n’est plus important que le choix des produits nettoyants. On ne le répétera jamais assez : la peau de votre chérubin est beaucoup plus sensible et irritable que celle de l’adulte, surtout jusqu’à l’âge de 4 ans.